Détail Entité
Expositions longues
Les maux bleus
Fil d'Ariane
Du 20 mai au 27 juin
Du 20 mai 2026 au 27 juin 2026
Galerie de la Pierre Large - Strasbourg
25 rue des Veaux -
67000 Strasbourg
Prochaines dates
- Le 20 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 21 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 22 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 23 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 27 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 28 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 29 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 30 mai 2026 de 16h à 19h
- Le 03 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 04 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 05 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 06 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 10 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 11 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 12 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 13 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 17 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 18 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 19 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 20 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 24 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 25 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 26 juin 2026 de 16h à 19h
- Le 27 juin 2026 de 16h à 19h
Présentation
Le travail de Maryna Brodovska est empreint d’élégance et de douceur. Sa quête semble effacer le contexte environnant pour s’intéresser à l’individu dans une forme de décalage et d’humour, et questionne la vie dans un pays en guerre. Comment poursuivre sa production artistique sous les bombes ? Que faire de cette déflagration ? Comment survivre sans perdre son humanité ?
La guerre a tout déchiré : les vies, les paysages, le quotidien, les émotions, alors l’artiste recolle les morceaux, conserve les traces, enrichit l’histoire ; elle joue son rôle, elle fait sa part. Pour que la sensibilité ne soit pas fossilisée. Pour que la lumière reste allumée. Pour que la vie continue. Pleine et libre.
Il s’agit bien d’une approche sensible où se mêlent des images de personnages - souvent elle-même - éloignés de ce contexte, même si on le sait prégnant hors champ, laissant la place à l’émergence de la poésie. Elle plaisante pour continuer à exister, le sourire comme arme face à la douleur que provoque la guerre. Il y a dans cette approche une retenue, une forme de résilience qui donne toute sa force à son propos.
L’artiste scénarise, détourne, construit des images hybrides, entre collages et photographie, et nous narre des histoires personnelles avec toujours cette distance bienveillante, dans une écriture douce et mélancolique et pourtant tranchante comme le fil d’un rasoir. Un langage pictural aux accents surréalistes parfois qu’elle articule avec du texte. Car Maryna Brodovska écrit aussi. Dans sa démarche créative, les mots ont autant de poids que les images. Les émotions s’enchaînent dans une valse rapide et désordonnée laissant le lecteur comme un pantin désarticulé face aux images recomposées. Une construction, un dialogue qui lui permet de s’affranchir des frontières, et de se décoller du réel pour transformer une expérience traumatique en projet créatif. Une façon habile et touchante de dire l’indicible.
Ces images produisent un écho évidemment universel, quelles que soient les routes de l’exil et de la peur : transcender la douleur est une nécessité vitale. Et les offrir au monde, un impératif de mémoire. L’artiste convoque ainsi également un monde merveilleux, où de petits riens peuvent émouvoir, où s’invitent des sourires, comme un espoir, une possibilité ; et cela nous laisse, comme torpillés, bouleversés, de tant de pudeur, de dérision et de volupté.
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